Les Grandes Fêtes Mongoles

Parmi les nombreuses fêtes traditionnelles, deux sont très importantes dans la vie des mongols, leTsagaan Sar et le Naadam:

Le Tsagaan Sar ( le mois blanc ) correspond à la fin de l’hiver. C’est le nouvel an mongol.
Les mongols rendent visite à tous les membres de leur famille en commençant par les aînés et leur apportent des présents toujours associés au khadag, fine écharpe porte bonheur. Le cadeau sera offert en montrant tout le respect dû à celui qui le reçoit ( paume de la main gauche sous le bras droit qui tient le cadeau, au niveau du coude ) et sera pris avec les deux mains.

La famille réunie fume du tabac à priser, mange des buudz ( sorte de gros ravioli à la viande cuit à la vapeur), boit des boisons traditionnelles ( de l’aïrag , lait de jument fermenté , de l’eau de vie ) et, bien entendu, chaque participant chantera pendant que les autres, les yeux  fermés, l’écouteront religieusement. Plus la famille est grande plus cette fête se prolonge.


Le Naadam, c’est la fête nationale :" Erïïn ,Gurvan, Naadam" sont les trois jeux des hommes.
Elle se déroule chaque année les 11 et 12 juillet Le Naadam existe depuis des centaines d’années. Il correspondait jadis à la célébration d’évènements majeurs comme les naissances , les mariages, une victoire au combat….

Depuis1922, cette fête célèbre l’indépendance de la Mongolie. Elle a lieu dans toute la Mongolie et elle est toujours beaucoup plus spectaculaire en province qu’à Oulan Bator.  Les mongols mettent à cette occasion leurs plus beaux costumes et viennent quelquefois de très loin pour y assister.

Lors de ces rencontres, trois jeux traditionnels seront pratiqués : la lutte , le tir à l’arc, la course de chevaux.
Les préparatifs commencent un à deux mois plus tôt.


En province, il n’est pas rare de voir des enfants de cinq à six ans, s’élancer sur leur cheval pour des courses de plus de dix km. Respect du cheval oblige, la longueur de la course ne dépend pas de l’âge du cavalier mais de celui du cheval. Les enfants des bergers nomades sont d’excellents cavaliers dès leur plus jeune âge et la chute est exceptionnelle.


Pour les mongols la lutte est plus qu’un sport, c’est un art. Ces lutteurs amateurs s’entraînent toute l’année pour le grand tournoi du Naadam.
En tenue traditionnelle ( culotte et gilet en satin brodé, bottes mongoles) les deux adversaires entrent sur le terrain en bombant le torse, en se frappant les pectoraux et les cuisses, et agitent les bras pour imiter le vol de l’aigle. Puis ils s’affrontent en se tenant mutuellement par le gilet ou la culotte sous l’œil averti des anciens qui veillent aux respect de règles établies il y a des siècles, à l’époque où ces combats permettaient d’apaiser les différents entre tribus. Celui qui fait tomber son adversaire remporte le combat et passe au suivant ( L’élimination est directe et il n’y a pas de catégories de poids ). Si le lutteur gagne ses neuf combats, il sera sacré"Lion " . Si quatre années consécutives il l’emporte, il deviendra " intouchable", un honneur immense pour lui e t sa famille .

Le tir à l'arc est pratiqué par les hommes et les femmes  mais dans des compétitions séparées.Arc et flèches doivent être consacrés avant leur première utilisation ( incantations, aspersions d'aïrak).

Les archers se présentent en ligne de tir par groupe de douze. Chacun a droit à vingt flèches, quatre pour le premier tour, huit pour le deuxième et le troisième tour. Position et  tirs sont réglés minutieusement par le maître du jeu . Chaque envol et retombée des flèches est accompagnée par un chant plaintif de la foule. Lorsque la cible est atteinte, les arbitres lèvent les bras au ciel et poussent des hourrah ( uukhaï!)., que la foule reprend avec force . Si la cible est manquée,  ce sont alors des cris de dépit qui s'élèvent. Au troisième tour, les archers  se placent dos à la cible , comme l'étaient les tireurs d'autrefois, obligés de se retourner sur leur selle pour viser une cible dejà dépassée, et font volte- face pour décrocher leurs flèches.

Après le décompte des points, les vainqueurs sont proclamés "mergen" c'est à dire "habile tireur"